Nintendo a fait le pari risqué d’offrir une suite à Zelda The Wind Waker, l’épisode le plus discuté et controversé de la saga, alors le défi est il réussi ? La réponse se trouve dans ce test...
Après une longue attente, de nombreuses vidéos et images, une sortie au Japon, voici enfin le tant attendu Zelda : Phantom Hourglass. Tout au long de l’attente avant la sortie
Nintendo ne semblait pas faire de ce titre la suite officielle de The Wind Waker sorti sur Game Cube tout en laissant paraître une flagrante ressemblance. Puis au moment de la sortie
Nintendo se targuait d’avoir fait la suite de WW. Ce qui amène une question : N’est-il pas risqué de faire une suite à l’épisode le plus discuté de la saga culte ? Et bien l’éditeur Nippone a pris ce risque.
D’ailleurs pour la première fois de la saga on entre dans le jeu avec un rappel de l’épisode The Wind Waker, donc en plus de la ressemblance ce titre est une suite directe ! On retrouve le style graphique Cel-Shading qui avait étonné certain, énervé d’autres qui dans cet opus DS rend le jeu vivant tout en étant très adapté à la console. Tout le monde s’accordera pour dire que les graphismes du jeu sont tout à fait magnifiques, peut-être les plus beaux de la console. Grace à ce style graphique l’univers et Link deviennent enfantins et attrayants tout en gardant le côté épique de la série. En effet on remarque que dès la cinématique de début les développeurs ont misé sur le côté « Manga, Cartoon ».
Passons au Game Play, principale innovation du titre. En effet exit la crois directionnelle bonjour au stylet.
Nintendo par cette maniabilité a voulu exploiter au maximum les capacités de la petite portable. On dirige donc Link au stylet juste en pointant la direction souhaitée, un peu déroutante au début la maniabilité ce révèle par la suite jouissive et intuitive. De même pour tuer les ennemis, un simple pointage suffit à éliminer un monstre encombrant. Le lancé de Boomerang se fait en traçant la trajectoire sur l’écran tactile. Tout est très jouissif et on prend énormément de plaisir à faire des ronds autour des ennemis pour faire le célèbre tourniquet avec son épée. Pas mal de petites nouveautés sont à noter tout au long de l’aventure, comme pour les énigmes où il faudra parfois soufflet dans le micro pour dépoussiérer une carte et pleins d’autres petites nouveautés vraiment agréables.

Le principe du jeu est toujours le même avec de l’exploration et du donjon. On retrouvera aussi les sensationnelles excursions en bateau sur les gigantesques mers qui ont fait la réputation de WW. On pourra aussi attraper des trésors échoués dans la profondeur des eaux. Nouveauté du jeu aussi, il faudra de temps en temps revenir dans un donjon principal pour récupérer des indices pour continuer l’aventure. Quelques phases d’infiltrations lors de ces passages dans ce donjon / château du temps sont à remarquer, car il faudra éviter un nombre important de gardes coriaces dans un temps imparti. Les deux écrans de la DS sont bien exploités, en effet la carte du monde est représentée en haut ce qui évite les énervantes mises en Pause pour aller voir où on se trouve, cette nouveauté rajoute beaucoup au confort de jeu. Je le disais tout à l’heure la jouabilité est très bonne dans l’ensemble, mais il faut quand même remarquer qu’il y’a quelques fois des imprécisions avec le stylet et Link ne répond pas toujours très bien. Cela peut s’avérer énervant lors de combat. La difficulté dans l’ensemble n’est pas excessivement dure malgré quelques phases bien compliquées. De même la durée de vie et honorable (entre 15 et 20 Heures) même si il faut remarquer la disparition des quarts de cœur et des quêtes annexes qui rajoutés à la longueur du jeu.
Une des plus grosses nouveautés du jeu est le mode Multi en ligne et en réseau. On pourra se fritter à ses amis dans une des huit arènes proposées. Le principe est le même que celui du donjon/Château du temps, un joueur sera les gardes et un autre devra rassembler les morceaux de la triforce. De nombreuses options viendront pimenter vos parties, rajoutant de la stratégie à ces phases. Très amusant dans l’ensemble le mode multi en réseau et en ligne rajoute de l’intérêt à un jeu qui n’en manque pas.

Au final ce Zelda : Phantom Hourglass est une véritable réussite dans son ensemble. Tout le charme de Wind Waker est présent avec de nombreuses nouveautés agréables. Des phases de jeu longues offrent un intérêt constant à ce titre. Une jouabilité agréable malgré quelques imperfections trop rares pour entacher sur le plaisir de jeu. Un univers sonore digne de la série rend l’ambiance déjà pleine d’humour encore plus fantastique. Bref tout cela pour dire que ce titre est un indispensable de la ludothèque DS, un Must-Have.
Ecrit par
zade, le 29/10/2007

| Graphismes |
Un cel-shading super beau, sûrement la plus belle 3D de la DS. Une ambiance trés drôle et un Link génial. Excellent dans l'ensemble. |
17/20 |
| Jouabilité |
Un peu déroutante au début elle se révèle jouissive par la suite, même si quelques imperfections sont à remarquer. On aurait préféré un choix entre styley ou croix directionnelle. |
15/20 |
| Durée de vie |
Honorable, entre 15 et 20 heures de pur plaisir, même si on regrette la disparition des quarts de coeur et des quêtes annexes qui auraient augmenté la durée de vie. |
15/20 |
| Bande son |
Trés agréable pour un Zelda avec des sons qui collent bien à l'ambiance générale du jeu. |
16/20 |
| Scénario |
Toujours le même principe, Zelda se fait enlever et Link la sauve. Une recette classique mais bien. |
13/20 |
| Note Générale |
Ce titre est un excellent jeu dans l'ensemble avec pleins de nouveautés avec les ingrédients qui ont fait le succés de la sage. Un indispensable de la DS. |
17/20 |
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