Après avoir fait longuement parler de lui, Red Steel était au côté de la très attendu Wii, pour accueillir les fans de FPS. Bien que la concurrence fut rude entre The Legend of Zelda Twilight Princess et Red Steel (jeux les plus attendus au lancement), tous deux surent proposer un style tout à fait différent l’un de l’autre; vue à la première personne pour Red Steel et jeu d’aventure pour The Legend of Zelda Twilight Princess. A travers Red Steel, vous pourrez constater, que l’alliance : Wiimote, FPS se marient extrêmement bien. Certes, Red Steel n’est pas le jeu de l’année mais malgré ses défauts, il a suscité de nombreuses idées aux développeurs de jeux Wii.
Développé dans les studios d’
Ubisoft à Montreuil, Red Steel a été l’un des premiers jeux annoncés au lancement de la Wii. Cela est sûrement ce qui a provoqué cette « échec », longtemps au centre de tous les débats, Red Steel a été critiqué sur son gameplay, sa caméra capricieuse, ses graphismes misérables, ses décors médiocres, les voix françaises ne s’adaptent gères aux personnages, Wiimote et Nunchuk peu précises, combats aux sabres et fusillades répétitifs, très linéaire, choix des armes limitées, IA faible… Mais on oublie vite ses points positifs, scénario en béton, ambiance yakuza, durée de vie modeste mais correct, concept révolutionnaire, une image totalement différente des jeux vidéos…

Tout débute, dans un restaurant, avec votre femme, vous êtes deux tourtereaux impatients d’annoncés vos fiançailles, au père de votre belle et douce. Mais quand le moment se présenta, une bande d’agresseurs tenta d’exécuter le paternel. C’est alors que vous vous interposez en sauvant le père de votre future, avec une bravoure tel un soldat au front. Mais lorsque les malfaiteurs virent que leur plan venait de tomber à l’eau, ils furent forcés de kidnapper la fille (votre fiancée). Bien décidé à sauver votre épouse, vous vous envolez ensuite au Japon. Arrivée sur terre nipponne, vous commencez votre petite enquête. Vous allez tout d’abord interroger la maîtresse du présumé coupable, dans un salon de beauté. L’accueille très chaleureuse qu’ils vous ont réservé, vous a obligé à dégainer votre arme. Après avoir enchaîné les fusillades à travers l’établissement et intercepter cette bonne femme, elle vous informe sur un soi-disant refuge où pourrait se trouver la solution à tous les problèmes : un garage. Arrivée au garage, rebelote, fusillades à gogo, duels au sabre répétitifs, interception du coupable, il vous file à son tour un tuyau : « votre femme est à deux pattés de maison d’ici ». Lorsque vous êtes sorti du garage et que vous êtes sur la ruelle qui mène à l’immeuble où est emprisonné votre bien-aimée, rebelote… Et c’est comme ça tout le long du jeu. Certes, le décor change à chaque changement de niveau, mais le jeu reste tout de même linéaire et répétitif. A noter, que vous ne disposez pas d’une jauge de vie, mais comme dans Call of Duty 3, votre écran est bordé de rouge lorsque vous vous faites tirer dessus et c’est alors qu’une barre, apparaît pour indiquer votre rythme cardiaque.
Pour ce qui est du gameplay, un réflexe est à acquérir absolument : remettre le curseur au centre de l’écran. Car si par malheur, vous êtes en pleine fusillade et que vous visez un ennemi à l’extrémité de votre écran en oubliant le curseur alors la caméra va commencer à tourner autour d’elle-même, en vous laissant ainsi à la portée de vos adversaires. Outre, la caméra capricieuse, la durée d’interaction des coups que vous mettez à l’adversaire est bien trop longue. Se qui peut troubler l’intéressé. Concernant les commandes, c’est tout à fait enfantin, lorsqu’une main apparaît sur l’écran, donnez un coup de Nunchuk vers l’avant pour l’ouvrir la porte. Lors de duel au sabre, le Nunchuk servira à se déplacer, esquiver et parer. La Wiimote elle, servira à manier le katana. Lors de fusillade chthonienne, vous pourrez activer le Focus. Cette aide vous permettra de ralentir le temps tout en visant un maximum d’ennemis avant la fin du temps octroyé, ce dernier vous permettra également de neutraliser un gang en désarmant le chef, et de ce fait le mettre à genoux d’un coup de Wiimote.

Très loin d’un rendu graphique next-gen, Red Steel jouit d’environnements galvaudés, malgré les interférences avec le décor qui donne lieu à des explosions déroutantes mais très utiles pour éliminer un bon nombre d’ennemis en une balle. A souligner, la très belle prestation des créateurs à propos des cinématiques format manga, très jolie à regarder.
Evidemment, qui dit yakuzas dit Japon, donc logiquement on doit se contenter des musiques nipponnes proposées. Au sujet des doublages, les voix françaises ne suivent pas. Ils ne collent pas du tout aux lèvres des personnages.
Ubisoft aurai dû conserver les voix japonaises et laisser les sous-titres en français. Mais bon, néanmoins les bruitages qu’émet La Wiimote lorsque vous rechargez vos armes ou le bruit du battement de coeur quand vous êtes à deux doigts de mourir, vous plonge dans un réalisme fabuleux.
Pour la durée de vie, on ne va pas se plaindre, une quinzaine d’heures de jeu suffiront pour boucler le mode solo. Si cela ne vous suffit pas, vous aurez l’occasion de prolonger votre bonheur via les modes multijoueurs.
Plus on est fous plus on rit !!!
Red Steel est composé de trois modes multijoueur jouable en écran splitté : Deathmatch, Deathmatch par équipe et le mode Tueur qui consiste à désigner une cible en temps réel, grâce au haut-parleur de la manette Wii (qui pour l’occasion se transforme en portable). Vous pourrez constater que le mode multijoueur coïncide vraiment avec celui de Goldeneye sur N64.
Ecrit par
$@mù§, le 03/01/2007

| Graphismes |
Malgré ses cinématiques mangas très jolies, Red Steel n'est pas un jeu doté de graphismes très avancés. Donc, les fans de FPS habitués à Half-Life, dommage... |
12/20 |
| Jouabilité |
Un petit temps d'adaptation est indispensable pour se familiariser avec la Wiimote et le Nunchuk. Accumuler les points de respect pour apprendre de nouveaux enchaînement |
14/20 |
| Durée de vie |
Une quinzaine d'heures de jeu suffira pour finir le mode solo. Pour les plus gourmands un mode multijoueur est à votre disposition. |
15/20 |
| Bande son |
L'ambiance sonore est directement tirée des répertoires nippons. Seul bémol : les voix françaises des personnages. |
13/20 |
| Scénario |
Un scénario pas bien méchant, qui sert juste a faire la transition entre les fusillades et combats au sabre. |
15/20 |
| Note Générale |
Sans vouloir me faire passer pour l'avocat du diable, l'équipe chargée de réaliser Red Steel a bénéficié d'un délai extrêmement court, comparer au poids qu'ils durent porter sur leurs dos. La morale de cette histoire est que bien qu'un jeu soit sous le feu des projecteurs, le résultat n'est pas toujours à la hauteur de nos espérances. |
13/20 |
|
 |