À l'époque, elle se nomme Nintendo Koppaï (en français : Laissons les Dieux décider) et il ne s'agit que d'une petite entreprise artisanale que Fusajiro Yamauchi a créée pour vendre les cartes à jouer qu'il inventait et fabriquait lui-même. Elle est rapidement devenue leader du marché des cartes à jouer au Japon. On l'a vue aussi se développer dans le marché des portions de riz individuelles (activité anecdotique). Il faudra attendre 1949 et l'arrivée de Hiroshi Yamauchi* (le petit fils de Fusajiro) pour voir les activités de la société se diversifier concrètement. Et c'est grâce à un contrat signé avec Disney en 1959, que la société prend une envergure internationale et entre en bourse en 1962, sous le nom de Nintendo Co. Ltd.
C'est au début des années 70 que Nintendo se tourne vers le marché naissant des jeux vidéo. En plus de créer des jeux pour les bornes d'arcades, Nintendo collabore avec Magnavox à la création de «l'Odyssey», la première console de salon multi-jeux de l'histoire (1972). La première console créée par Nintendo voit le jour en 1975. Elle se nomme la «Color TV Game 6» qui comme son nom l'indique, se connecte à une TV et comporte 6 jeux. Les microprocesseurs étant trop chers à fabriquer pour Nintendo, ils proviennent de la société Mitsubishi. Cette console connaitra le succès et incitera Nintendo à poursuivre dans ce domaine. Un an plus tard sort la «Color TV Game 15» (15 jeux donc) mais aura du mal à percer face aux nouveaux arrivants Américains à savoir Atari, Coleco et Mattel.
Pour commencer en beauté notre série de vidéos consacrée à l'univers de Nintendo, voici un petit groupe charmant chantant sur des airs connus de la firme le tout chorégraphié par des acteurs : cliquez ici

1980
C'est ici que commence vraiment l'histoire de la marque puisque
Nintendo sort les
Game&Watch créés par le génie : Gunpei Yokoi. Ces petits jeux électroniques, qui tiennent dans la poche, connurent un succès phénoménal à travers le monde. C'est de ces jeux électroniques (avec un écran à cristaux liquides) que sont issus les plus emblématiques personnages de
Nintendo :
Mario Bros et
Donkey Kong. Gunpei Yokoi, est aussi l'inventeur de la croix directionnelle qui bénéficie d'un brevet déposé.
1981
Le premier jeu de Shigeru Miyamoto (
Donkey Kong) sort sur borne d'arcade. Forte de ces succès,
Nintendo crée «
Nintendo of America», sa branche Nord Américaine.
C'est sur Gameboy que ces fameux jeux retrouvèrent une véritable jeunesse. La preuve avec cette petite vidéo :
cliquez ici
1983
Nintendo sort la console
Famicom (Family Computer) au Japon et en 1985 au États-Unis sous le nom de
NES. En 1984, la micro-informatique explose et le marché des consoles s'effondre pour la première fois de sa courte histoire. En effet, à l'époque, les micro-ordinateurs ne coûtaient pas plus cher que les consoles tout en offrant plus de possibilités. Seule la
Famicom, grâce à son prix très compétitif, réussit à tirer son épingle du jeu. Alors que
Coleco fait faillite, que
Mattel et
MB s'écartent du marché (pour ensuite faire des jouets,
Mattel étant le créateur de
Barbie et
MB celui d'excellents jeux de société) et qu'
Atari et
Philips se recyclèrent dans l'informatique,
Nintendo se retrouve seul sur un marché énorme.
Voici en vidéo 100 titres sortis sur la
NES :
cliquez ici
1985
Nintendo sort le premier épisode de la série des
Zelda et de
Super Mario Bros (les chef-d'oeuvres créé par Shigeru Miyamoto). Il se vendra plus d'un million d'exemplaires de chaque jeu en quelques semaines ! Malgré la sortie en 1987 de la console
Master System de
SEGA,
Nintendo règne en maître incontesté des consoles. En effet, à cette époque, au Japon comme aux États-Unis, un foyer sur trois était équipé d'une
Famicom. C'est grâce à la qualité et au nombre important de jeux sortis, que la machine s'impose, Hiroshi Yamauchi (président de
Nintendo en ces temps là) ayant très bien assuré son marketing.
Nous continuons notre tour en vidéo avec
The Legend Of Zelda (musique envoutante) et notre plombier préféré :
Mario :
cliquez ici pour Zelda
1988
Le marché se développe si fort qu'on assiste en 1988 à une véritable pénurie de microprocesseurs chez
Nintendo. La firme doit aussi faire face à un piratage important de ses cartouches. Les ventes des jeux
Mario et
Zelda sont tellement énormes (
Super Mario Bros s'est vendu à 40 millions d'exemplaires, faisant de lui le jeu le plus vendu au monde) qu'en 1988,
Mario devient la mascotte de la marque :
cliquez pour celle de Mario
1989
C'est encore grâce au génie de Gunpei Yokoi (aussi créateur de
Metroïd), que
Nintendo enfonce le clou en sortant en 1989 le
GameBoy (c'est -la- ou -le-
GameBoy, on a jamais su le sexe ). La sortie de la petite console portable de
Nintendo est accompagnée du légendaire
Tetris, créé par le russe Alexey Pajitnov, c'est un succès foudroyant (30 millions d'exemplaires). Cette console su allier petit prix, grande autonomie et un catalogue de jeux aussi riche que varié. Choses que ne surent pas faire la Lynx d'
Atari et la portable de
NEC (
PC-Engine GT) pourtant bien plus performantes. Elles accusaient un prix trop élevé et une autonomie pitoyable. Seule la
GameGear de
SEGA a pu concurrencer sérieusement le
GameBoy, sans toutefois atteindre sa popularité. À cette époque, tous les concurrents du
GameBoy étaient en couleurs alors que ce dernier ne disposait que d'un écran monochrome. Pourtant le succès sera de poids pendant plus de 10 ans en écrasant toute concurrence !
On termine ce paragraphe en beauté avec une rétrospective de quelques jeux sortis sur la console :
cliquez ici
1990 à 1992
Nintendo et Miyamoto au sommet de leur art sortent :
Super Mario Bros 3. Il sera le 2e plus grand succès (juste derrière
Super Mario Bros 1) de la
NES et du plombier avec 18 millions d'exemplaires vendus.
Pour ceux qui n'ont pas eu la joie je goûter à ce plaisir, voici une vidéo de plus de 10min sur ce jeu :
cliquez ici
C'est
NEC avec sa
PC-Engine (
Turbo GraphX/16 aux USA) et surtout
SEGA avec sa
Genesis (
Megadrive en Europe), qui briseront la suprématie de la
NES. En effet la pauvre
NES et ses malheureux 8bits ne peuvent rien faire face à ces puissantes concurrentes 16 bits. Sur tous les plans, la console est largement dépassée c'est pourquoi
Nintendo réplique en 1990 en sortant la
Super Famicom (
SuperNES aux États-Unis,
Super Nintendo en Europe).
Dés le départ la console 16bits du plombier part du bon pied avec 2 superbes jeux :
Mario World et
Zelda III, et malgré le démarrage un peu difficile de la petite dernière de
Nintendo, la firme fait toujours d'énormes bénéfices grâce aux ventes de consoles
Famicom (elle s'accroche) et
GameBoy.
Super Mario bros 3 est un rouleau compresseur qui se vend comme des petits pains mais ce n'est qu'à partir de 1992 (date de sa sortie en Europe) et grâce à sa légère supériorité technique face à ses concurrentes, que la
Super Nintendo finit par s'imposer. Par la suite, le catalogue de la console va continuer de s'étoffer avec des jeux mythiques comme
Super Metroïd, Donkey Kong Country, Dragon Ball Z ou encore
MegaMan X. Mais à la façon de la
GameBoy qui doit en partie son succès à
Tetris, la
SuperNes le doit à
Street Fighter II. 1er cartouche de 16Mb sur console "grand public" (exit donc la
NeoGeo), le hit planétaire de
Capcom étale toute concurrence en matière de beat-them-up, révolutionne le genre et la plate-forme (plus de 6 millions d'exemplaires vendus). Résultat les ventes de la console montent en flèche puisque l'exclusivité
Nintendo dura tout de même prés de 2 ans. Une fois bien établie, des hits en puissance comme
Super Mario Kart ainsi que les séries de jeux de rôles
Final Fantasy et
Dragon Quest, sortent afin d'appuyer une fois pour toute la suprématie de la 16bits de
Big N. La console explore même la 3D en temps réel grâce au chip graphique Super FX utilisé dans le mythique
Starwing. À cette époque,
Nintendo maîtrise encore 75% du marché des consoles de jeux vidéo.
On termine ce premier dossier en beauté avec une rétrospective de 100 jeux sur la
Super Nintendo :
cliquez ici
Rendez-vous dans quelques jours pour la suite du dossier consacré a
Nintendo.